« Pièce dédiée à mon beau-père, Salim Ait Benalla (avril 1949-mars 2008) »
Inspiré par quelques versets d’Omar Khayyam, poète-philosophe persan du XII ème
siècle, le chorégraphe et danseur d’origine algérienne, Abou Lagraa, explore dans
sa nouvelle création, en duo avec sa femme, les relations d’amour, le désir ardent, l’irrémédiable destinée à s’unir de l’homme et de la femme. Athlétique et dynamique,
la complexe chorégraphie déroule une sorte de mouvement perpétuel où
le couple s’allie, s’affronte, se scinde, avec une gestuelle précise et fluide qui s’enroule
dans une spirale sans fin.
Duos et solos s’enchaînent sans connaître aucun répit. La musique, mêlant compositions
originales et tradition iranienne, apporte un contrepoint enivrant et
méditatif à la fois à cette danse fusionnelle. Avec une scénographie dépouillée,
réduite à deux tapis blanc et rouge, et un cube d’eau murmurante, source régénératrice
et fondamentale, la pièce tend à l’essentiel, à ce que deux corps peuvent exprimer de plus respectable et de plus viscérale dans la relation spirituelle et sensuelle
de l’homme et de la femme.
Une pièce forte et originale qui s’interroge sur la fuite du temps, les plaisirs éphémères de la vie, l’imminence de la mort.