« Et doucement, la rue est entrée chez moi. Sa rue. Celle qui n’appartient qu’à lui. Une rue bien barrée, ça oui ! Mais pas sans issue.
Une rue piétonne qui détonne, et puis étonne, une artère avec du
coeur,
et des caillots de sens, des mélodies contagieuses et des arrangements
d’orfèvre,
une rue où les voyelles battent le pavé, « ni leçon ni larme », où l’on respire après les virgules, une rue où l’on se balade, sans but précis, pour les odeurs de marrons…
Une rue d’aujourd’hui, bien calée dans ses trottoirs, avec ses cavernes
d’Ali Baba, de Moshé et de madame Django, ses coups de massue et ses caresses légères, où les voisins ne sont pas de faïence…
Alain Schneider fait son marché dans la rue. Marché de mots, d’images, de sons, de gestes qui s’empilent dans son cabas.
Son cabas à chansons.
C’est un curieux, un avide. La rue est à tout le monde, mais tout le monde ne la voit pas. » Vincent ROCA
De et avec Alain Schneider / Mise en scène Marinette Maignan